M. Carlo Di Antonio (cdH)

J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer le projet de réalisation d’un circuit motos à Dour-Hensies.

Ce projet est bien évidemment particulièrement ambitieux pour notre Région.Cependant, on peut regretter la manière dont il a été annoncé aux riverains des communes concernées.

Même si ce projet leur paraît très profitable, il est indéniable qu’il entraîne certaines inquiétudes.

En outre, le projet initial annonçait la création de plus de 300 emplois.

Or, actuellement, il ne serait plus question que de huit emplois directs. Pourrions-nous disposer de plus d’informations à ce sujet ?

REPONSE

M. Jean-Claude Marcourt, Ministre de l’Économie et de l’Emploi

Je pense qu’il faut commencer par rappeler l’état réel d’avancement du projet.

Ce dossier n’est pas suffisamment élaboré pour lancer des communications à son sujet. Nous devons absolument rester sur un plan purement factuel.En date du 13 janvier 2005, le Gouvernement wallon a initié une procédure de révision du plan de secteur, procédure qui a pour objectif d’étudier l’opportunité de la mise en place d’un circuit.

Une étude d’incidence doit suivre et sera lancée prochainement. C’est au cours de cette dernière que sera réalisée une information préalable de la population et qui sera suivie par une enquête publique.

De plus, les futurs gestionnaires du circuit devront rentrer une demande de permis unique.

Or, cette demande prévoit également une procédure d’information du public.Comme vous pouvez le constater, le public sera donc largement informé du projet, mais également consulté.

Pour ce qui concerne la structure du projet, il faut distinguer deux éléments : le circuit et le technopôle,la construction du circuit étant un préalable à l’installation du technopôle.

En effet, ce dernier est destiné à accueillir des entreprises actives dans le secteur de la moto et qui pourront se servir du circuit. C’est l’ensemble du projet qui devrait générer les 300 emplois annoncés. Il est dès lors normal que, alors que le circuit est toujours à l’état de projet, il n’occupe actuellement que huit personnes!

Enfin, en ce qui concerne les promoteurs disposés à investir dans le projet, laissez-moi vous signaler que, dans les mois qui viennent, une société d’exploitation du circuit verra le jour.

Pour le moment, des tractations sont encore en cours avec les partenaires potentiels et vous comprendrez aisément que les noms des différentes structures impliquées ne peuvent pas encore être cités. Il en va de même pour les sociétés souhaitant s’implanter sur le technopôle.

Pour conclure, laissez-moi rappeler deux éléments qui me paraissent très importants. Nous ne sommes qu’au stade de projet : celui-ci est en construction et une information publique sera organisée dès qu’un dossier répondant aux différentes questions pourra être présenté; la zone industrielle en question n’est pas une des plus attractives et j’en veux pour preuve que seules très peu d’entreprises s’y sont implantées.

Le développement de ce projet permettrait d’améliorer le rendement de ce site et de créer de l’activité dans une région qui a beaucoup souffert du reflux économique.

M. Carlo Di Antonio (cdH)

Globalement, on peut dire que ce projet était favorablement reçu par la plupart des riverains.

Néanmoins, alors que vous utilisez le conditionnel quant à la création de 300 emplois, beaucoup n’ont pas pris les mêmes précautions. Il semblerait qu’il s’agisse d’une manière de «faire passer la pilule» à des riverains qui devront sans doute supporter quelques désagréments liés à la construction de ce circuit.Ce projet entraîne certaines inquiétudes.

Aussi, une information complète à destination de la population me paraît nécessaire.